Mountain Queen….

Pourquoi je suis une fille de montagne?

Par Maude, The TCR Mountain Queen

Une véritable histoire d’amour…

La montagne m’offre ce que la société ne peut me donner… Le silence…
Plus rien n’existe… sauf l’instant présent. Lorsque je grimpe, je m’abandonne complètement à ce sentiment de plénitude. C’est ce vide qui m’accompagne au travers de la montagne. La montagne a cette capacité de m’offrir une stabilité inébranlable.

Les montagnes ont toutes leurs histoires qui nous font ressentir le long de leurs parois le danger et la souffrance.

Lorsque j’entame une montée… Je sais que ce que je vais vivre au sommet va me changer et qui est pour moi indispensable…

L’oxygène devient plus rare, je m’essouffle et je pousse encore plus…
Je suis prise de vertiges …
Mes jambes brûlent de douleur et je pousse encore plus fort…
Mes bras s’engourdissent et c’est à cette instant que j’aperçois le sommet. Je ne ressens plus rien. C’est ce moment précis que je viens chercher…
Je suis transportée dans un univers parallèle…
Je m’accomplis…
Je suis moi…
À bout de souffle … Je m’entends haletante et mon cœur cogne, il veut sortir de ma poitrine…
Après un certain temps, je m’apaise…
Puis…
Plus rien…
Le silence…
Je relâche mon souffle…

J’y suis arrivée. J’aime prendre le temps de savourer mes victoires personnelles et de prendre conscience de tout ce qui est autour de moi. L’horizon, la pureté de l’air…
Je me sens totalement à ma place…

La Mountain Queen au sommet de Whiteface, NY en 2019
La Mountain Queen au sommet de Whiteface, NY en 2019

Droguée aux endorphines et à l’adrénaline, j’entame ma descente. Cette descente devient un véritable ballet exécuté avec concentration. J’enfile chacun des virages avec de plus en plus de vitesses. Pour atteindre un point où à chaque virage, je frôle un danger qui peut me coûter cher. Je suis à la limite du contrôle…

J’arrive dans la plaine …
Je sors de « l’autre monde »…
Je suis libérée…
Je suis ivre de l’euphorie du cyclisme.
Je sourie…
J’éclate de rire…
La vie est belle et sans limite.

Chaque montagne est une immobilité en trois dimensions, elle offre toujours un défi qui lui est propre, auquel se rajoute un impondérable (vent, chaleur, froid). 

Elle est devenue au fil du temps un témoin de ma progression comme individu et cycliste. Cette progression a des moments de grâce (où je me sens invincible et en parfaite harmonie avec elle) et des moments de faiblesses (où je dois me battre contre elle dans une bataille inégale). La montagne n’abdiquera jamais, et je n’ai pas l’intention de casser devant elle. … À l’arrivée, peu importe l’état d’esprit dans laquelle j’ai entamé l’ascension. Au sommet, il en résulte une victoire. Il n’y a pas de petite ou grande victoire, elles ont toutes la même valeur…

Vue du Sommmet Wilmington-Whiteface
Au sommet de Whiteface, NY (2019)

Tout sommet a son chemin, même la plus haute montagne. 
Le proverbes afghans (1962)

Battez-vous…


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